biographie

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« Elle dit le furtif, l’impondérable, ce qui d’un même mouvement se donne et se dérobe, puisque telle est la langue qui tout à la fois recouvre, fait paraître, et éloigne ce qu’elle désigne. Mais elle en vient surtout, à travers le jeu silencieux du langage, à voir le vide lui-même, tel qu’il se creuse en nous, tel que l’écriture le combat et tel que les mots ricochent en lui. »

Jean-Michel Maulpoix dans sa note sur Mesure au vide, Nouveau Recueil, 2018

 

Née en 1973 à Paris où elle vit, Maud Thiria publie depuis plusieurs années ses poèmes dans des revues (Le Nouveau Recueil, Diérèse, Thauma, A verse, PLS, Recours au poème, Terre à ciel, N47, Décharge, Nunc, L’étrangère), des livres d’artistes, notamment autour de la peinture de Christian Gardair, et des livres pauvres pour Daniel Leuwers, pour les collections d’Armand Dupuy et d’Éric Coisel. En novembre 2017, son premier recueil de poésie Mesure au vide est publié aux éditions Æncrages & Co où son deuxième recueil Blockhaus est en préparation pour une publication prévue en septembre 2020. Elle est lauréate 2019 de la bourse de poésie Gina Chenouard de la SGDL pour son recueil Falaise au ventre.

Elle fait régulièrement des lectures publiques de ses textes dans des expositions et des lieux culturels et anime des ateliers de lecture et d’écriture auprès de différents publics. Elle travaille notamment sur la langue auprès de publics en difficultés sociales et scolaires, de migrants et de réfugiés politiques.

Depuis quelques années, parallèlement à son travail d’écriture, elle collabore à différents projets artistiques et elle dessine, sous le nom de Thiria Vinçon, des traces de corps qu’elle expose régulièrement dans des salons et en galeries.

Sa poésie, comme ses traces plastiques, tisse un travail de mémoire, entre le corps et les paysages traversés, sensible à la disparition et à la maladie de l’homme comme de son environnement. La Lorraine de son enfance et les plages normandes qu’elle parcourt régulièrement, avec leur part de blockhaus et d’enlisement dans la vase, nourrissent son écriture visant la minceur pour dire l’insaisissable.